Pourquoi voter solidaire ?
Chères citoyennes et citoyens de Sainte-Thérèse, Rosemère et Boisbriand,
C’est avec émotion que je rédige cette lettre. Je suis habitué de m’adresser à la jeunesse étudiante comme professeur de sociologie où mon travail consiste à faire poser des questions plus qu’à fournir des réponses, dans différentes implications comme citoyen mais, ce dernier mois, je l’ai fait également comme candidat pour Québec solidaire.
L’engagement
Cela fait maintenant 12 ans que je vis au Québec et les implications inscrites sur mon CV sont nombreuses. En plus d’avoir enseigné la sociologie au Collège Lionel-Groulx et l’éthique et culture religieuse au niveau secondaire, j’ai travaillé – et continue à le faire – en alphabétisation, en économie sociale, en justice réparatrice, syndicalement et en environnement. Au Collège Lionel-Groulx, j’ai la fierté d’avoir initié le projet exigeant de simulation des Nations Unies de niveau universitaire et des conférences en environnement.
Pourquoi ajouter une course électorale à cette liste ? Il y a bien sûr le fait d’avoir toujours aimé relever des nouveaux défis. Je souhaite également me dire que j’aurai fait tout ce que j’aurai pu au cours de ma vie pour défendre une société plus juste et plus égalitaire. Mais surtout, je lis quotidiennement des journaux, je m’intéresse à la politique et je fais l’analyse depuis longtemps qu’on ne peut pas changer les choses uniquement par nos gestes individuels, mais en changeant les structures, les institutions. C’est donc simplement dans la continuité de mes engagements que j’en suis arrivé là.
Qui sont les utopistes ?
Selon un rapport des Nations Unies de 2014, « le monde est plus inégalitaire aujourd’hui qu’il ne l’a jamais été depuis la Seconde Guerre mondiale ». Si on ajoute ce constat à la crise écologique, nous pouvons estimer que nous sommes à une période très particulière de notre espèce : celle où notre mode de vie et notre système basé sur une croissance infinie menacent les chances de survie du vivant sur la planète, qu’il soit animal, végétal ou humain.
Ce monde n’est pas destiné à rester comme il est. Dans toutes les situations d’accident ou d’évènements imprévus, l’humain démontre qu’il est capable d’imagination et de solidarité absolument incroyable. On dit souvent que celles et ceux qui veulent du vrai changement sont des rêveurs. J’estime que ce sont celles et ceux qui pensent qu’on peut continuer dans la même direction qui sont les vrais utopistes.
À celles et ceux qui pensent que notre projet n’est pas réaliste, je vous réfère à ce communiqué que nous avons écrit.
Pour les 18-34 ans et plus
Nous parlons beaucoup des sondages des 18-34 ans et étant moi-même sorti de cette tranche d’âge, et pensant que les jeunes familles sont hautement concernées par l’avenir, je me permets d’ajouter « et plus ».
L’engagement politique des jeunes adultes est aujourd’hui multiple et diversifié. Lorsque l’on pense au printemps étudiant de 2012, au mouvement #BlackLivesMatter aux États-Unis, au mouvement NuitDebout en France, mais aussi à la forte implication des jeunes dans le mouvement démocrate suscité par Bernie Sanders aux États-Unis ou aux résultats électoraux de Barack Obama et de Justin Trudeau, on comprend que les jeunes sont capables de prendre la rue lorsque c’est nécessaire, mais aussi d’influencer considérablement les résultats électoraux. À ces élections, pour la première fois depuis 50 ans, les 18-34 ans auront le même poids que les deux générations plus âgées aux urnes. C’est une occasion unique de former un gouvernement qui vous ressemble.
À Québec solidaire, je souhaite vous dire qu’on ne fait pas de la politique uniquement aux quatre ans. Manon Massé, Gabriel Nadeau-Dubois et tous les candidates et candidats sont des personnes de terrain. Tous les jours, ils s’impliquent comme moi dans une foule de projets, d’organismes et d’associations pour combattre les injustices. Je me présente pour Québec solidaire car c’est un parti qui a des convictions, des valeurs fortes et un désir de nous orienter collectivement vers une société plus juste et plus écologique.
Voici donc un appel à voter le 1er octobre, pour faire entendre votre voix et pour orienter la société vers vos idéaux. Les défis que les changements climatiques vont nous imposer vont être nombreux. Nous allons avoir besoin d’une société éduquée, optimiste, mais surtout solidaire.
Bon vote!
